Frexit -— Diviser pour régner | Le Pen et semblables




Florian Philippot lance Les Patriotes, nouveau parti souverainiste





C’est le grand jour pour Florian Philippot. Le parti des Patriotes de l’ancien numéro deux du Front national tient son congrès fondateur ce dimanche à Arras (Pas-de-Calais).

Le plus jeune parti de France, créé en septembre et installé au nord de Paris et qui revendiquent 6.000 adhérents, cherche encore sa place sur un créneau souverainiste encombré.

Sur le plan national, un parti déjà « dans l’impasse »
Il n’a pas convaincu aux élections partielles dans le Territoire de Belfort et dans le Val-d’Oise fin janvier-début février, avec des résultats bien inférieurs à ceux de son concurrent d’extrême droite. Les Patriotes ont obtenu 2 % à Belfort et 1,6 % dans le Val-d’Oise. Florian Philippot, 36 ans, a admis « un score modeste » et la nécessité de « faire de la pédagogie », même s’il juge ce résultat « honorable pour une nouvelle formation politique ».

Il n’y a pas d’espace pour deux partis nationalistes qui se font, à quelques nuances près, concurrence », estime le sociologue Sylvain Crépon.

Sur le plan européen, un parti en faveur d’un Frexit

Sur l’Europe, il sera également difficile pour Florian Philippot de faire entendre sa voix entre celle du président des Républicains Laurent Wauquiez qui soutient une ligne « assez eurocritique » et le FN, qui considère désormais « qu’il ne faut pas sortir de l’euro tout de suite », estime Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop.

Les Patriotes prônent le « Frexit », soit la sortie immédiate de la France de l’Union européenne, une hypothèse qui n’avait pas convaincu les électeurs du FN au moment de la présidentielle. Fervent défenseur du Brexit, l’eurodéputé britannique Nigel Farage transmettra d’ailleurs à Arras un message vidéo, pour soutenir un parti de « convictions », selon Florian Philippot.

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Steve Bannon, l’ancien conseiller déchu de Trump, invité surprise du congrès du FN





Steve Bannon "incarne le rejet de l'establishment, dont l'un des pires symboles est l'UE de Bruxelles. Il a compris comme Trump, Matteo Salvini (chef de la Ligue italienne, alliée du FN, NDLR), la volonté des peuples de reprendre leur destin", a ajouté le député des Pyrénées-orientales dans un autre tweet.
Ancien président du site d'extrême droite Breitbart News, Steve Bannon a connu au plus près l'ascension de Donald Trump. Il a dirigé sa campagne dans la dernière ligne droite, avant d'être son conseiller durant les sept premiers mois de sa présidence.
France Info